Prestations aux entreprises

J'ai passé 4 semaines avec des frères exceptionnels et des super coachs. Vraiment c'est inoubliable comme expérience, surtout les activités ludiques utilisées, impressionnant !! Tbarklah 3likom

Prestations aux entreprises

Très bonne continuation et beaucoup de belles années encore à Horizon RH... Merci pour votre écoute et votre dévouement pour faire de ce cycle de formation une grande réussite.. il est aujourd'hui dans l’ ADN de Renault Maroc et nous en Afficher la suite...

Prestations aux entreprises

Pendantnotrecollaboration sur l’Ecole de Management de Renault, projet initié en 2015 et visant à couvrir 600 de nos managers, nous avons noté un engagement, une écoute ,une réactivité et un professionnalisme exemplaires de la part des Afficher la suite...

Prestations aux entreprises

Bonjour,
Le cycle LTL été pour moi une réelle opportunité durant laquelle j’ai remis en ordre certaines choses en moi surtout sur les aspects maîtrise de soi et relation avec l’autre.
Je recommande vivement ce cycle de Afficher la suite...

Prestations aux entreprises

J'ai pris connaissance et contact et j'ai gardé une belle impression d'Horizon RH lors du forum 2E de l'ENCGT où j'étudiais à l'époque.
J'ai saisie la première occasion pour collaborer avec l'équipe Horizon en mai-juin 2011. J'ai Afficher la suite...

Cycle de coaching

Bonjour,
Personnellement, je suis très satisfaite du cycle de coaching que j’ai suivi et qui a été animé par Pierre.
Je reste convaincue que la durabilité de cycle , dans le temps, revient largement à l’animateur, qui compte Afficher la suite...

Cycle de coaching

En pleine dynamique de recherche de soi, d’interrogations et de remises en cause, le destin m’a permis de rencontrer quelques personnes, coachs, et l’école de coaching à Horizon RH, qui m’ont permis de trouver enfin la voie qui me rempli Afficher la suite...

Horizon RH fête son 10ème anniversaire

Horizon RH fête son 10ème anniversaire avec le lancement de formations novatrices au profit des managers

MBA EN MANAGEMENT DES ENTREPRISES

En partenariat avec l'Académie des Sciences de Management de Paris ( logo de l'ASMP) Détail... Novembre 2017

CYCLE HORIZON COACHING- PRO (CHC-Pro)

1er séminaire : 17,18 et 19 Novembre Détail...

CYCLE MANAGER QHSE

Certificat d’acquisition de compétences professionnelles 30 Octobre 2017 Détail...

CONTRÔLE ET ANALYSE

MANAGEMENT INTÉGRÉ EN QUALITÉ INDUSTRIELLE (MIQI) Certificat d’acquisition de compétences professionnelles spécialisées 30 Octobre 2017 Détail...

CERTIFICATION 101 EN ANALYSE TRANSACTIONNELLE

En partenariat avec ATORG France 1er séminaire : 10,11,12 Novembre 2017 Détail...

Ce dictionnaire du coach global, qui réunit plus de 1100 mots et concepts pour dire ce nouveaux métier (j’allais dire philosophie) qu’est le coaching, s’adresse aussi bien aux coachs qu’aux autres métiers d’accompagnement (consultants, auditeurs, enseignants, etc…). Ces termes, de portées théorique et pratique, sont également empruntés à des références différentes et complémentaires : la programmation Neurolinguistique, l’Analyse Transactionnelle, la théorie organisationnelle de berne, la Gestalt, la Systémique, l’Ecole Palo Alto…, Mais inspirés aussi de l’anthropologie, la sociologie, le management, la philosophie… car le coaching (individuel, d’équipe ou organisationnel) est éclectique, multiple et évolutif. Cet ouvrage explore, également, différentes orientations et approches du coaching, approches de plus en plus intégratives et dynamiques, les écoles qui l’incarnent, sources d’inscription et cet ouvrage, ont été créées et développées par des pionniers et des coachs, tels que : John Whitmore, Vincent Lenhardt, Alain Cardon, François Délivré, Philippe Rosinski, Youness Bellatif…. Cet ouvrage est parsemé de liens entre les concepts et il est complété par une abondante bibliographie.

Mohamed Rachid Belhadj : coach professionnel certifié, diplômé en droit privé et management, praticien PNL et AT, possédé une longue expérience professionnelle, particulièrement dans l’industrie, où il a occupé différents postes de responsabilité. Ses connaissance variés et interconnectés : l’anthropologie, la culture d’entreprise, la socio psychologie, l’interculturel… M. Belhadj est actuellement coach de dirigeants, formateur en coaching interculturel et consultant en RH, organisation et stratégie.

JE/TU (G) :

Allusion à l’ouvrage de Buber (Le je et le tu, 1923), qui traduit la relation authentique directe de personne à personne (la sympathie) préconisée par Perls, y compris en situation thérapeutique.
Voir aussi : Sympathie, Empathie, Gestalt, Syntonie, Position Perceptuelle (3è)…

JEU DE RÔLE :

Le jeu de rôle en coaching constitue une autre façon de provoquer des écarts et des prises de conscience. Il vise à simuler une relation ou une situation. Il est utile tant pour s’entraîner que pour découvrir des perspectives. Court-circuitant le raisonnement, le coaché est pris dans l’action au bout de quelques minutes et se retrouve en situation. L’improvisation peut alors réserver des surprises en termes d’insight ou de découverte de potentiel. Dans un premier temps, les deux protagonistes se mettent d’accord sur le scénario de départ et la situation à jouer, avec quelques indications sur les caractéristiques du personnage que le coach doit jouer. Le coach joue en général le deuxième rôle et le coaché joue le sien.
Il peut être très efficace aussi d’inverser les rôles après avoir fait un premier jeu. Le coach joue le rôle du coaché à partir du modèle qu’il en a perçu précédemment et le coach joue celui de son patron ou de la personne en question dans la problématique. Ce renversement permet au coaché de mesurer ce qui se passe pour l’autre lorsqu’il est en face de lui. L’interview du patron, ou du collaborateur, est un exercice du même type. Dans ce jeu de rôle, le coach interviewe le patron du coaché sur ce qu’il pense de lui. Évidemment le rôle du patron est joué par le coaché lui-même.
Source : http://www.maroc-coaching.com/index.php/glossaire. Voir aussi : Hot Seat, Monodrame, Psychodrame, Insight …

JEUX À SOMME NULLE (PA) :

Paul Watzlawick parle des jeux à somme nulle dans Comment réussir à échouer ? Et il répond : « En trouvant l’ultra solution. » Il donne comme exemple le plus simple un pari d’argent entre deux personnes : ce que l’une perd, l’autre le gagne ; si on additionne le gain et la perte, on obtient à chaque fois zéro. Watzlawick poursuit : « un joueur à somme nulle adopte, totalement et invariablement, la thèse manichéenne selon laquelle dans toute situation de la vie, il n’existe jamais que deux solutions : perdre ou gagner. » Il décrit comment ce type de jeu, d’ultra solution, a le pouvoir d’imposer ses règles à pratiquement tout le monde, que les autres veuillent jouer à ce jeu ou pas. Surtout, il donne des exemples de sortie de ces jeux à somme nulle, comme ces personnages au fonctionnement manichéen, qui pensent qu’on ne peut que gagner ou perdre, et qui, confrontés par hasard à un protagoniste qui leur rend un service de façon désintéressée, sans rien attendre en échange, découvrent qu’il existe peut-être plus de deux possibilités.
Vigilance : Pour en sortir, le coach doit être vigilant en préconisant d’induire l’apprentissage d’un nouveau type de jeu qui puisse avoir un effet de recadrage sur le jeu relationnel répétitif.
Pour aller plus loin, lire : Comment réussir à échouer ?de Paul Watzlawick (Seuil, 1988). Voir aussi : Comment Réussir à Échouer, Échec, Gagnant, Tentatives de Solutions, Théorie des Jeux, Négociation…

JEUX PSYCHOLOGIQUES (AT) :

Ou Stratagèmes. a- Processus qui consiste à faire quelque chose en ayant un but caché qui :
1- est hors du champ de conscience de l’adulte,
2- ne devient explicite que lorsque les protagonistes échangent leur comportement, et
3- a pour résultat que tout le monde se sent confus, incompris, avec le désir d’accuser l’autre.
b- Le jeu psychologique (au sens de jeu pervers) est une façon de structurer son temps. Dans la structuration du temps selon l’Analyse Transactionnelle, c’est la séquence qui vient juste avant l’intimité. Elle est riche en signes de reconnaissance mais négatifs (on peut envisager cette séquence comme le revers de l’intimité). Exemples :« Pourquoi tel scénario m'arrive toujours de la même façon ? » Par exemple : « Pourquoi, chaque fois que je m'occupe des gens et que j'essaie de me rendre utile auprès d'eux, ils se montrent ingrats et finissent par ne plus vouloir me voir ? »
Les situations de ce type, quand elles se répètent, sont appelées « jeux » ou « stratagèmes ». Un stratagème est une succession courante d'attitudes, d'échanges, de transactions, de comportements,un enchaînement de transactions doubles avec une issue dramatique totalement prévisible et néanmoins surprenante.Y compris pour l’éventuel rôle d’observateur !
Ce Jeu se déroule sans que le Moi Adulte en soit conscient. Il représente la meilleure façon de satisfaire nos besoins psychologiques, bien qu'en fin de compte ce soit un moyen rarement efficace.
Berne (1971) rappelle que nous ne choisissons pas nos partenaires de Jeux par hasard, et que souvent même, nous « les cherchons » pour les provoquer et pour qu’ils nous provoquent.
c- Ces jeux (ou stratagèmes) sont des schémas de comportements appris. Éric Berne a intitulé de nombreuses séquences de ce type de manière imagée : « Battez-vous », « Au viol », « Sans toi », « Jambe de bois », etc. Ils ont été regroupés par Stephen Karpman en une matrice comprenant trois grandes familles : le triangle dramatique Victime-Sauveteur-Persécuteur ou triangle PSV.
Ces jeux, courants dans la vie de tous les jours, ont été classés en une typologie, et expliqués à la lumière des États du Moi. Quand nous jouons des jeux, nous entrons dans l’État du Moi Parent ou Enfant adapté soumis. Le jeu se révèle toujours négatif ; il se répète et les protagonistes se retrouvent invariablement dans une mauvaise situation, se sentant rackettés. Éric Berne recense toute une série de stratagèmes, dont voici les principaux :
- Battez-vous (Let’s you and him fight : LYHF) L’amorce peut être une révélation intéressante sur un tiers absent, telle que : « Sais-tu ce que le patron a dit de toi hier à la réunion ?... » La conséquence probable est un conflit.
- J’essaie seulement de vous aider (I am only trying to help you : ITTHY) : L’aidant Sauveteur offre de l’aide qui ne lui est pas demandée de façon explicite, ou il en offre bien plus que ce que contient la demande explicite. Il se trouve dépassé et termine soit en victime, épuisé, soit en persécuteur : « Après tout ce que j’ai fait pour vous », ou : « Avec vous, ce n’est jamais assez. »
- Donne-moi des coups (Kick me) : La personne se met en faute et cherche à provoquer la réaction de son interlocuteur. C’est soit l’aidant intrusif ou le dirigiste mêle-tout, ou le distrait qui oublie une partie importante de sa mission ou de sa tâche, ou l’éternel retardataire, ou encore celui qui ne tient pas certaines de ses promesses.
- Maintenant, je te tiens, salaud (Now I’ve got you, son of a bitch : NIGYSOB) : Redresseur de torts, impatient, coléreux, perfectionniste, justicier sans mandat… sont les personnages et les rôles constitutifs de l’amorce. Parfois plus subtil, ce personnage amorce son stratagème en demandant quelque chose, un renseignement ou un service, et finit par déceler un défaut inacceptable dans le service qui lui est rendu.
- Schlemiel (le gaffeur) : C’est typiquement le gaffeur. Il cogne les gens, les objets, renverse, fait des catastrophes, le tout de façon absolument involontaire, puis il se répand en regrets disproportionnés, il est confus, honteux, coupable, au point qu’il en arrive à extorquer des pardons, des absolutions. Il finit par ne pas devoir faire face à ses responsabilités.
- Schlemazel (le poissard) : C’est la victime par excellence du schlemiel. C’est sur lui que tombent le beurre, la sauce... Un de ses leitmotive est : « Pourquoi ça doit toujours m’arriver à moi ? » En fait, il se place à des endroits stratégiques dans la géographie des lieux, ou dans la dynamique des relations. Ainsi, par exemple, il se propose comme intermédiaire dans une relation louche, sans contrat bien précis.
Ces jeux se jouent sur une période de temps très variable : quelques instants, quelques jours, voire toute une vie. De par leur côté pervers (à des degrés divers), ils ne se jouent pas à partir d'une position de vie du type « Je suis OK et Tu es OK », qui est une position de coopération.
Parmi les raisons pour lesquelles les personnes jouent un jeu ou utilisent un stratagème, on peut considérer qu'il s'agit de façons...
- de structurer son temps,
- d'obtenir ou extorquer des signes de reconnaissance, même négatifs,
- de maintenir un faux sentiment et l'ensemble de pensées, de croyances et d'actions qui l'accompagnent,
- de rendre les autres responsables de ses problèmes (ou pour éviter de se prendre en charge),
- de confirmer les injonctions parentales et de poursuivre son Scénario de Vie,
- de se manipuler ou manipuler les autres, même inconsciemment,
- de maintenir une position de vie non saine en faisant la démonstration que soi-même ou bien que l'autre n'est « pas OK »,
- de fournir un haut niveau d'échanges de signes de reconnaissance, tout en maintenant de la distance et en bloquant l'intimité, etc.
d- Un jeu est une séquence de transactions qui se déroule selon une formulation récurrente (Formule « G » pour « Game » d'Eric Berne) :
Appât + Point Faible => Réponses => Coup de théâtre => Bénéfice Négatif.
Des transactions, des sous-entendus, des messages cachés (Appât) accrochent des Points Faibles réciproques pour déclencher des Réactions (Réponses) où chacun joue un rôle (Persécuteur ou Sauveteur et Victime). Ces transactions vont conduire à un Coup de Théâtre, se manifestant par l'inversion des rôles. S’ensuivra de la confusion et ensuite un Bénéfice Négatif, renforçant la position existentielle des participants, obtenant des stimulations, collectionnant les timbres.
Exemple : le Jeu « Oui, mais... » : Une personne a un problème, une autre lui donne des conseils dont chacun est ponctué par un « Oui, mais…». Lassée, la seconde peut s’emporter de parler dans le vide, si ce n’est la première qui ne se sentirait pas écoutée. Les transactions de surface disent bien« je cherche de l’aide » mais celles qui sont cachées disent en même temps : « personne ne peut m’aider ».
C'est le genre de conversation qui se reproduit sans cesse, et non seulement dans les groupes de thérapie. C'est détourné et à double fond : au niveau social, cela a l'air d'une conversation entre une personne dans son état du moi Adulte qui pose des questions à une ou plusieurs autres personnes également dans leur état du moi Adulte. Ce qui en fait un jeu est qu'aucune des suggestions n'est réellement acceptée. La raison en est qu'au niveau psychologique, beaucoup plus significatif, la personne a peut-être besoin de conseils mais a surtout beaucoup plus besoin de strokes. Comme ces strokes sont donnés de manière détournée, ils ne sont pas satisfaisants comme le seraient des strokes directs. Et c'est pourquoi le jeu se termine sur une note de déception frustrante.
e- Les degrés des Jeux : Ils peuvent se jouer à des degrés différents :
- Joués au niveau social, ils conduisent à de petits désagréments et ne sont pas traumatisants.
- Au deuxième degré, un jeu peut se dérouler avec des enjeux bien plus importants, dans un cercle plus intime, le couple par exemple, et avoir des conséquences beaucoup plus graves.
- Au troisième degré, un jeu pervers peut conduire à une issue bien plus dramatique, la folie, la prison ou... la morgue !
Exemple, le jeu « oui, mais… »cité plus haut était la version la plus douce (1er degré) du jeu car elle est relativement bénigne. La version la plus dure (3e degré) de ce jeu pourrait être celle d'un alcoolique qui répond « oui, mais… »à toute suggestion jusqu'à mourir. Les jeux du troisième degré impliquent des dommages physiques.
Vigilance : Ces différents types de jeux, inhérents à des systèmes personnels ou professionnels, individuels ou collectifs, sont généralement reproduits, par reflet systémique, au sein de la relation entre le coach et son client. Ce qui ouvre au coach d’intéressantes perspectives d’intervention.
Pour aller plus loin, lire : Berne (1971). Voir aussi : Triangle Dramatique, Jeux à Somme Nulle, Jeux Psychologiques et Bénéfices, Manipulation, Sentiments Rackets, Reconnaissance (Signes de, Strocks), Méconnaissance, Reflet Systémique, Holistique, Injonction, Jeux Selon ASO…

JEUX PSYCHOLOGIQUES ET BÉNÉFICES :

a- Série de transactions cachées conduisant progressivement à un point culminant bien défini ; ensemble d'opérations ayant un bénéfice. Ces jeux sont des tentatives toujours avortées de satisfaire les besoins archaïques du Prince. Certains des jeux psychologiques ressemblent aux jeux sans fin de la systémique.
Mais, bien qu'une situation soit douloureuse, certains individus n'y renoncent pas pour autant. Ils y trouvent vraisemblablement une satisfaction inconsciente. À ce propos, citons Jacques Lacan : « Lorsque l'inconscient souffre, le conscient jouit, lorsque le conscient souffre, l'inconscient jouit. »
b- Besoin et bénéfice : En Analyse Transactionnelle, l'analyse du besoin est au cœur des préoccupations du thérapeute. Un exemple de besoin : Le bébé a faim (stimulus interne dans l'estomac), il se met à pleurer afin d'obtenir satisfaction par sa mère. Ayant obtenu satisfaction, le sommeil lui vient. La séquence est terminée. Un postulat important est qu'il n'y a pas de jouissance sans besoin préalable.
L'aspect essentiel des jeux est qu'ils sont un échange truqué ou à double fond de strokes. Un jeu est une série de transactions à double fond récurrentes avec un début, un milieu, une fin et un bénéfice. Le bénéfice est l'avantage caché qui motive les joueurs à jouer.
c- Il y a beaucoup de bénéfices à ce jeu. Les bénéfices de chaque jeu sont de trois niveaux différents :
1. Le bénéfice biologique d'un jeu, ce sont les strokes. Même si un jeu se termine mal, les joueurs accumulent un nombre important de strokes positifs et négatifs.
2. Le bénéfice social d'un jeu est la structuration du temps : on peut remplir de manière excitante une période de temps qui, autrement, aurait pu être triste ou déprimante.
3. Le bénéfice existentiel d'un jeu est la manière dont le jeu confirme la position existentielle de chaque joueur.
Voir aussi : Besoin, Analyse du Besoin, Analyse de la Demande, Demande Cachée, Triangle Dramatique, Strokes, Bénéfice Secondaire, Temps (Structurer le)…

JEUX SELON L'ASO :

a- Selon l’Analyse Stratégique des Organisations, on peut décrire métaphoriquement la vie sociale comme un jeu dans lequel les acteurs, constituant une équipe, engagent des stratégies dépendant au moins partiellement de leurs ressources ou dotations (inégales) de départ.
Une équipe est un système où chacun peut être considéré comme un acteur jouant un rôle et se trouvant en interaction avec tous les autres membres du groupe. Il y a interdépendance entre tous les acteurs car les actions des uns ont obligatoirement une influence sur le comportement des autres qui adaptent eux aussi leurs comportements et leurs actions. Ceci, par effet de rebond, se répète sans cesse. « L’acteur crée le système » (Bernoux, 1985), le système est un construit humain. Nous sommes tous des acteurs dans un système quel qu’il soit.
Le jeu est caractérisé par des règles et des rapports de rivalité? entre acteurs. Chaque jeu définit une configuration particulière, avec ses formes d’interdépendance. L’analogie du jeu est aussi centrale dans la théorie des champs de Pierre Bourdieu : l’illusio est définie comme un « sens du jeu ». La théorie des jeux est une branche formalisée de la théorie du choix rationnel qui prend en compte les relations entre différents acteurs effectuant des calculs stratégiques pour maximiser leur gain.
Chaque acteur est alors considéré comme un être stratégique qui cherche à satisfaire ses propres besoins. Sa stratégie lui est propre, il est dit rationnel car il agit selon sa propre logique et lui seul sait pourquoi il agit de la sorte. Cette rationalité est dite « limitée » par le fait qu’un acteur agit en ajustant les moyens aux fins et que l’environnement peut lui faire choisir, non pas la meilleure solution dans l’absolu, mais la moins mauvaise en fonction du contexte. Cette absence de rationalité absolue vient, entre autres, du manque d’information, du fait que tout système est en équilibre instable et que l’on n’a pas toujours les moyens cognitifs d’être totalement rationnel.
b-Pour Crozier et Friedberg (1977), « le jeu est un instrument que les hommes ont élaboré pour régler leur coopération. C’est l’instrument essentiel de l’action organisée. Le jeu concilie la liberté et la contrainte. Le joueur reste libre, mais doit, s’il veut gagner, adopter une stratégie rationnelle en fonction de la nature du jeu et respecter les règles de celui-ci. Cela veut dire qu’il doit accepter, pour l’avancement de ses intérêts, les contraintes qui lui sont imposées. S’il s’agit d’un jeu de coopération, comme c’est toujours le cas dans une organisation, le produit du jeu sera le résultat commun recherché par l’organisation. Ce résultat n’aura pas été obtenu par la commande directe des participants, mais par l’orientation qui leur aura été donnée par la nature et les règles de jeux que chacun joue et dans lesquelles ils cherchent leur propre intérêt. Ainsi défini, le jeu est un construit humain. Il est lié aux modèles culturels d’une société et aux capacités des joueurs, mais il reste contingent comme tout construit. La structure n’est en fait qu’un ensemble de jeux. La stratégie ou les stratégies de chacun des participants n’est que la ou les partis qu’ils adoptent dans le jeu, et c’est la nature du jeu qui leur donne leur rationalité. »
Source : Bernoux (1985) et Crozier et Friedberg (1977). Voir aussi : Acteur et Pouvoir, Zone d’Incertitude, Marge de Liberté, Rationalité Limitée, Analyse Stratégique…

JOHARI :

La fenêtre de Johari est un modèle développé par les psychologues Joseph Luft et Harry Ingham pour décrire la façon dont les humains interagissent, y compris le processus de donner et de recevoir des Feedbacks (Luft, 1969). C’est une approche basée sur la PNL.
C’est un schéma qui représente le degré de connaissance de l’autre et de soi-même dans les relations entre individus. Il traduit les différentes interactions entre l’individu et le groupe dans lequel il évolue. C’est un outil permettant, par l’analyse des comportements dans un groupe, une meilleure connaissance de soi et des autres. La fenêtre Johari est représentée par un tableau formé de 4 quadrants (aire, zones) qui symbolisent les comportements, émotions, sensations et sentiments d’un individu lorsqu’il est en relation avec autrui. Ces quatre domaines de conscience peuvent être décrits schématiquement comme suit :
A- Les Aires I et III regroupent les manifestations et comportements connus de SOI :
1) Aire I : Ce qui est connu de soi et des autres : C’est la zone publique, représentative de la richesse de communication avec les autres.
Ce domaine recouvre les comportements et attitudes exprimés par un individu et observables par le groupe. Dans la dynamique de groupe, il s’agit de connaissances et d’expériences qu’un sujet possède et qu’il communique volontairement aux autres.
Exemple : Je suis quelqu’un de calme et connu par les autres comme étant calme.
2) Aire III : Ce qui est connu de soi et inconnu des autres : C’est la zone cachée, évitée. Dans la dynamique de groupe, il s’agit de connaissances et d’expériences qu’un individu ne veut pas transmettre volontairement aux autres.
Cette zone recouvre les comportements et attitudes que l’individu ne veut pas partager avec les autres.
Dans la dynamique de groupe il s’agit d’instaurer un climat de confiance.
Exemple : Je suis un solitaire, mais mon entourage ne le sait pas.
B- Les Aires II et IV regroupent les manifestations et comportements inconnus de SOI :
3) Aire II : Ce qui est connu des autres et inconnu de soi : C’est la zone aveugle. Ici, l’individu manifeste des comportements perçus par les autres, mais qu’il ignore lui-même.
Dans la dynamique de groupe, il s’agit de comportements et de manifestations qu’un individu peut apprendre ou améliorer au contact des autres (exemple : le feedback de 360°).
Exemple : C’est mon entourage qui m’a appris que je n’étais pas attentif dans une conversation à ce que disaient les autres, ce dont je ne me rendais pas compte.
4) Aire IV : Ce qui est inconnu de soi et inconnu des autres : C’est la zone inconnue. Les activités de la conscience sont inconnues de l’individu et des autres. Aire de la psychanalyse.
Exemple : Ni moi, ni les autres ne savons comment je réagirai face à la mort.
Commentaire : Si on veut en savoir davantage sur soi, il faut examiner son propre comportement par rapport à celui des autres à travers la dynamique de groupe. Dans un groupe, l’individu est inhibé au début. Son aire I est réduite. Au fur et à mesure que les inhibitions tombent et qu’il se découvre, l’aire I se développe au dépens de l’aire II et ce en sollicitant les autres, en observant, en écoutant, en dialoguant. Elle s’agrandit aussi aux dépens de l’aire III en révélant la personnalité de l’individu à travers la communication avec le groupe, à travers de vrais feedbacks. Celui qui sollicite le feedback agrandit son aire I aux dépens de l’aire II. Et celui qui donne le feedback agrandit l’aire I aux dépens de l’aire III.
Voir aussi : Apprentissage, Nonaka, Régulation, MSTNM, ICO, Ombre, Feedback…

JUNG :

Carl Gustav Jung, médecin, psychiatre, psychologue et essayiste suisse (1875-1961), est le fondateur du courant de la psychologie analytique dans la continuité puis en rupture avec Freud. Ses travaux, notamment sur les archétypes, ont inspiré de nombreuses approches comportementales du XXe siècle.
Carl G. Jung a été un pionnier de la psychologie des profondeurs en soulignant le lien existant entre la structure de la psyché (c'est-à-dire l'âme, dans le vocabulaire jungien) et ses productions et manifestations culturelles. Il a introduit dans sa méthode des notions de sciences humaines puisées dans des champs de connaissance aussi divers que l’anthropologie, l'alchimie, l'étude des rêves, la mythologie et la religion, ce qui lui a permis d'appréhender la « réalité de l'âme ». Si Jung n'a pas été le premier à étudier les rêves, ses contributions dans ce domaine ont été déterminantes.
Il mêle réflexions métapsychologiques et pratiques à propos de la cure analytique. Jung a consacré sa vie à la pratique clinique ainsi qu'à l'élaboration des théories psychologiques, mais il a aussi exploré d’autres domaines des humanités : depuis l’étude comparative des religions, la philosophie et la sociologie jusqu’à la critique de l’art et de la littérature. On lui doit les concepts d’archétype, d’inconscient collectif et de synchronicité.
Père fondateur d’une psychologie des cultures, Jung a profondément marqué les sciences humaines au XXe siècle.
Citation :« I am not what happened to me. I am what I choose to become », Carl Jung.
Source : Dictionnaire international de la psychanalyse, d’Alain de Mijolla (Hachette, 2005). Pour aller plus loin, lire parmi les œuvres de Jung : L’homme et ses symboles (Laffont, Paris, 1964), Présent et avenir (Buchet/Chastel, 1995), Psychologie du transfert (Albin Michel, 1980).Voir aussi : Psychologie Analytique, Persona, Archétype, Inconscient Collectif, Imaginaire…