Prestations aux entreprises

J'ai passé 4 semaines avec des frères exceptionnels et des super coachs. Vraiment c'est inoubliable comme expérience, surtout les activités ludiques utilisées, impressionnant !! Tbarklah 3likom

Prestations aux entreprises

Très bonne continuation et beaucoup de belles années encore à Horizon RH... Merci pour votre écoute et votre dévouement pour faire de ce cycle de formation une grande réussite.. il est aujourd'hui dans l’ ADN de Renault Maroc et nous en Afficher la suite...

Prestations aux entreprises

Pendantnotrecollaboration sur l’Ecole de Management de Renault, projet initié en 2015 et visant à couvrir 600 de nos managers, nous avons noté un engagement, une écoute ,une réactivité et un professionnalisme exemplaires de la part des Afficher la suite...

Prestations aux entreprises

Bonjour,
Le cycle LTL été pour moi une réelle opportunité durant laquelle j’ai remis en ordre certaines choses en moi surtout sur les aspects maîtrise de soi et relation avec l’autre.
Je recommande vivement ce cycle de Afficher la suite...

Prestations aux entreprises

J'ai pris connaissance et contact et j'ai gardé une belle impression d'Horizon RH lors du forum 2E de l'ENCGT où j'étudiais à l'époque.
J'ai saisie la première occasion pour collaborer avec l'équipe Horizon en mai-juin 2011. J'ai Afficher la suite...

Cycle de coaching

Bonjour,
Personnellement, je suis très satisfaite du cycle de coaching que j’ai suivi et qui a été animé par Pierre.
Je reste convaincue que la durabilité de cycle , dans le temps, revient largement à l’animateur, qui compte Afficher la suite...

Cycle de coaching

En pleine dynamique de recherche de soi, d’interrogations et de remises en cause, le destin m’a permis de rencontrer quelques personnes, coachs, et l’école de coaching à Horizon RH, qui m’ont permis de trouver enfin la voie qui me rempli Afficher la suite...

Horizon RH fête son 10ème anniversaire

Horizon RH fête son 10ème anniversaire avec le lancement de formations novatrices au profit des managers

MBA EN MANAGEMENT DES ENTREPRISES

En partenariat avec l'Académie des Sciences de Management de Paris ( logo de l'ASMP) Détail... Novembre 2017

CYCLE HORIZON COACHING- PRO (CHC-Pro)

1er séminaire : 17,18 et 19 Novembre Détail...

CYCLE MANAGER QHSE

Certificat d’acquisition de compétences professionnelles 30 Octobre 2017 Détail...

CONTRÔLE ET ANALYSE

MANAGEMENT INTÉGRÉ EN QUALITÉ INDUSTRIELLE (MIQI) Certificat d’acquisition de compétences professionnelles spécialisées 30 Octobre 2017 Détail...

CERTIFICATION 101 EN ANALYSE TRANSACTIONNELLE

En partenariat avec ATORG France 1er séminaire : 10,11,12 Novembre 2017 Détail...

Ce dictionnaire du coach global, qui réunit plus de 1100 mots et concepts pour dire ce nouveaux métier (j’allais dire philosophie) qu’est le coaching, s’adresse aussi bien aux coachs qu’aux autres métiers d’accompagnement (consultants, auditeurs, enseignants, etc…). Ces termes, de portées théorique et pratique, sont également empruntés à des références différentes et complémentaires : la programmation Neurolinguistique, l’Analyse Transactionnelle, la théorie organisationnelle de berne, la Gestalt, la Systémique, l’Ecole Palo Alto…, Mais inspirés aussi de l’anthropologie, la sociologie, le management, la philosophie… car le coaching (individuel, d’équipe ou organisationnel) est éclectique, multiple et évolutif. Cet ouvrage explore, également, différentes orientations et approches du coaching, approches de plus en plus intégratives et dynamiques, les écoles qui l’incarnent, sources d’inscription et cet ouvrage, ont été créées et développées par des pionniers et des coachs, tels que : John Whitmore, Vincent Lenhardt, Alain Cardon, François Délivré, Philippe Rosinski, Youness Bellatif…. Cet ouvrage est parsemé de liens entre les concepts et il est complété par une abondante bibliographie.

Mohamed Rachid Belhadj : coach professionnel certifié, diplômé en droit privé et management, praticien PNL et AT, possédé une longue expérience professionnelle, particulièrement dans l’industrie, où il a occupé différents postes de responsabilité. Ses connaissance variés et interconnectés : l’anthropologie, la culture d’entreprise, la socio psychologie, l’interculturel… M. Belhadj est actuellement coach de dirigeants, formateur en coaching interculturel et consultant en RH, organisation et stratégie.

HABITUS (A) :

Dès la fin des années soixante, Pierre Bourdieu (1930-2002) a redéfini la notion d’habitus, adaptée de l’hexis d’Aristote, l’érigeant en concept central de son projet théorique, celui de fonder une théorie de la pratique articulant structuralisme et constructivisme. Cette notion d'habitus de Pierre Bourdieu correspond à l'ensemble des dispositions durables intériorisées par les individus et qui orientent leurs conduites. Autrement dit, l’habitus pré-structure la vision du monde et les comportements, car le système de préférences de chacun reste étroitement tributaire de ses appartenances sociales et culturelles (Bourdieu, 1979). Bourdieu (1980) définit aussi l’habitus comme des « structures structurées prédisposées à fonctionner comme structures structurantes ».
Les sociologues qui se réfèrent à l'œuvre considérable de Bourdieu partagent avec ce dernier la solution qu'il a élaborée pour résoudre le problème des relations entre structure et agent, et celui du dépassement des fausses oppositions entre l'objectif et le subjectif, la détermination sociale et l'action individuelle (Ferréol, 2004). Le concept principal permettant ce dépassement est celui d’habitus, qui désigne l'ensemble des dispositions à agir que les individus héritent de leur trajectoire sociale (et notamment des conditions de leur socialisation) et qui leur permet d'acquérir un sens pratique, une capacité à agir dans l'illusion d'une action libre et adaptée à son contexte. Ainsi la probabilité de « choisir » des actions qui réussissent résulte-t-elle de ce sens pratique, éliminant toutes les alternatives qui ne correspondent pas aux dispositions acquises. C'est ce que Bourdieu (1974) appelle « la causalité du probable ».
Voir aussi : Culture, Structuralisme, Constructionnisme, Doxa,Imago…

HALO (EFFET DE) :

Voir Effet de Halo.

HARCÈLEMENT PSYCHOLOGIQUE (PS) :

Forme de persécution psychologique qui consiste à exercer des pressions matérielles ou morales sur une personne pour lui faire du tort ou pour la dominer.
Voir aussi : Influence, Manipulation, Mobbing…

HASARD :

Voir Émergence, Coïncidence.

HÉMISPHÈRES CÉRÉBRAUX :

Nous possédons tous deux hémisphères cérébraux qui interagissent constamment mais qui présentent chacun des fonctions spécifiques.
1°- L'hémisphère gauche décompose les problèmes et analyse : il gère le temps, le langage, le calcul, la pensée analytique, les savoir-faire, les procédures. Bref, tout ce qui rassure… Il est le siège des affects positifs…
2°- L'hémisphère droit s'intéresse au tout et innove : il gère l’espace, l’intelligence globale, l’intuition, le sens artistique. Surtout, chaque information nouvelle passe par lui. C’est déstabilisant, il est donc le siège des affects négatifs…
L'idéal est de favoriser la communication entre ces deux cerveaux. Mais notre éducation, ou notre tempérament, nous conduit parfois à privilégier l'une de ces deux zones. Cette prédominance déterminera différentes manières de penser la vie.
À noter que la communauté scientifiquen’est pas unanime concernant cette division tranchée entre les deux hémisphères.
Voir aussi : Émotion (Gestalt), Cerveau et Ligne du Temps, Méthode Herrmann, Neuroéconomie, Neuroscience…

HÉRISSON DE COLLINS :

La stratégie d’entreprise est présentée aujourd’hui comme un art particulièrement délicat, complexe et souvent hasardeux. Paradoxalement, la stratégie suivie par des entreprises performantes découle toujours d’un concept d’une simplicité désarmante. Leur succès réside dans leur capacité à en exploiter à fond toutes les potentialités. Exemple : Apple et son fameux iPhone.
Collins constate que « la transition vers l'excellence s'est faite discrètement, sans stratégie préalable, sous l'impulsion de leaders au profil modeste. Plutôt que d'imposer leur vision, ces derniers ont cherché les meilleurs collaborateurs. Puis ils ont encouragé un débat intense et permanent au sein de l'entreprise. Ce qui a payé ? Le choix d'un concept simple guidant l'activité de l'entreprise, la détermination sans faille des dirigeants à le mettre en œuvre, une discipline de fer d'abord appliquée au sommet de la hiérarchie. »
Jim Collins (2009) nomme ce concept stratégique fondamental le « Concept du Hérisson », en référence à la fable grecque qui oppose le renard au hérisson. Le rusé renard n’est jamais à court d’idées nouvelles pour attaquer sa proie. Le hérisson, au contraire, n’a qu’une idée : se mettre en boule quand il est attaqué. Et à ce jeu, le hérisson gagne toujours ! Les entreprises les plus performantes ont un comportement analogue : face à un monde très complexe, elles ramènent toutes les décisions à un concept très simple. Cela leur permet de suivre un cap et d’en exploiter toutes les potentialités. Encore faut-il que le « concept hérisson » de l’entreprise soit parfaitement choisi. Pour ce faire il doit satisfaire à trois conditions :
1°- Refléter ce que l’entreprise peut faire de meilleur : L'équipe dirigeante doit pour cela analyser les compétences-clés, la position concurrentielle et le potentiel de développement de l’entreprise, en veillant à faire la différence entre les domaines où l'entreprise peut obtenir des performances acceptables et ceux dans lesquels elle peut réellement être la meilleure. Et ce en dehors de toute considération de diplômes ou de compétences professionnelles.
2°- Refléter ce qui génère la rentabilité de l'entreprise : Le « concept-hérisson » doit montrer le business qui fait tourner le moteur économique. Il doit guider les efforts de chacun pour augmenter la rentabilité. Il faut évidemment choisir un indicateur en mesure de refléter le concept stratégique de base.
3°- Refléter les aspirations profondes des collaborateurs. Le concept stratégique doit être porteur d’un projet qui passionne tous les salariés. Le dirigeant doit identifier cette passion pour leur proposer un projet en conséquence, un projet à co-construire. C’est un facteur de motivation et d’engagement dans la durée.
Cet outil s’utilise surtout en coaching d’équipe de direction ou lors de la création d’une entreprise… C’est un processus continu qui permet à l’organisation d’entrer dans un management par le sens.
Pour aller plus loin, lire : Collins (2009), Dilts (1996) et Ammiar et Kohneh-Chahri (2012). Voir aussi Stratégie, Méthode Walt Disney, Vision, Coaching d’Organisation, Sens, Outils…

HERMÉNEUTIQUE :

Art, science de l’interprétation des livres sacrés et des textes anciens. Interprétation des signes propres à une culture.
Voir aussi : Mots, Interprétation, Représentations, Polysémie, Décrypter…

HERMÈS :

Au sein du panthéon des dieux grecs, Hermès est le dieu de la communication. Conscient que la communication portée par le verbe cache autant qu’elle affirme ou révèle, Hermès est aussi le dieu du paradoxe. D’où le mot « hermétique » pour ce tout ce qui, en communication, et comme dans le mythe de Babel, est incompréhensible ou inaccessible.
Pour appuyer sa dimension foncièrement paradoxale, Hermès est aussi le dieu des voyageurs, comme celui des voleurs qui détroussent les voyageurs. Il est le seul dieu grec capable d’aller en enfer comme au paradis, et d’en revenir. Comme la communication, il est chez lui partout.
Chez les Romains, il devient Mercure, également très cher protecteur des alchimistes. Il est manifestement le dieu de la transformation, et sans aucun doute, celui des coachs (Delivré).
Source : Cardon (2009) et Delivré (2010). Voir aussi : Mots, Langage, Communication…

HÉROS :

Les héros se rapportent aux personnes vivantes ou mortes, réelles ou imaginaires, qui possèdent des caractéristiques qui sont fortement estimées dans une culture et qui servent ainsi de modèle au comportement : sport, musique, stars de cinéma, politiciens, hommes d’histoire, figures de dessin animés ou des livres, des personnes de sa propre famille...
Voir aussi : Schéma d’Identité, Évhémère…

HÉROS (TOB) :

Une personne qui préserve la structure ou le canon du groupe face à une forte opposition.

HEURISTIQUE :

Heuristique ou euristique :Mode de raisonnement court, simple.a- Adjectif. 1-Philosophie : Qui sert à la découverte. Hypothèse heuristique : Hypothèse adoptée provisoirement comme idée directrice, indépendamment de sa vérité absolue.
2- Logique, Mathématique. Qui procède par approches successives en éliminant progressivement les alternatives et en ne conservant qu'une gamme restreinte de solutions tendant vers celle qui est optimale.
3- Enseignement. Qui consiste à faire découvrir par l'élève ce qu'on veut lui enseigner. « Il est indispensable (...) d'accorder la préférence à l'investigation heuristique des questions plutôt qu'à l'exposé doctrinal des théorèmes. »(Piaget et Coudray 1973).
b- Substantif féminin.
1- Art de trouver, de découvrir.
2- Philosophie. Discipline qui étudie les procédés de recherche pour en formuler les règles, et qui effectue une réflexion méthodologique sur cette activité. « L'heuristique se distingue de la méthodologie en ce sens qu'elle est plus une réflexion sur l'activité intellectuelle du chercheur que sur les voies objectives de solution. »(Birou, 1966).
À noter qu’une stratégie "essais-erreurs" est baptisée heuristique.
c- L’heuristique de jugement, concept employé dans le domaine de la cognition sociale, est une opération mentale automatique, intuitive et rapide pouvant être statistique ou non statistique. Ce raccourci cognitif est utilisé par l’individu afin de simplifier ses opérations mentales dans le but de répondre aux exigences de l’environnement. Par exemple, les gens ont tendance à estimer le temps mis pour trouver un emploi en fonction de la facilité avec laquelle ils peuvent penser à des individus qui ont récemment été engagés, et non selon le temps moyen de recherche dans la population. Les heuristiques peuvent apparaître quotidiennement et par habitude dans la prise de décision, le jugement, l’estimation de probabilité et la prédiction de valeurs.
Les heuristiques permettent aux individus un gain de temps car en les utilisant, ils ne tiennent pas compte de toute la complexité des informations pertinentes à la situation. Cependant, elles mènent parfois à des biais et des erreurs dans la prise de décision.
d- Heuristique de représentativité : C'est la tendance à ne pas prendre en compte les informations sur les probabilités d'évènements. Pour Kahneman et Tversky (1973), c’est la tendance à privilégier les informations stéréotypiques. Selon ces auteurs, une heuristique est une « stratégie cognitive simplifiée utilisée pour économiser du temps et rendre plus simples les situations observées, et qui permet de faire des inférences acceptables pour l’individu, même si elles peuvent s’avérer fausses (non validée d’un point de vue logico-déductif) ». Selon ces auteurs, les heuristiques sont donc susceptibles de générer des biais dans l’esprit des dirigeants, et peuvent par conséquent être considérées comme des sources potentielles d’erreurs (analyse erronée, interprétation fausse).
Source : Dan Ariely (2008), Daniel Kahneman (2012) et Wikipédia. Pour aller plus loin, lire : La force de l'intuition : Prendre la bonne décision en deux secondes, de M. Gladwell (Robert Laffont, 2006) et Amos Tversky et Daniel Kahneman, « Judgment under Uncertainty : Heuristics and Biases », Science, vol. 185, no 4157,?1974, p. 1124-1131. Voir aussi : Épistémologie, Rationalité Limité, Échelle d'Inférence, Biais, Langage, Intuition,Erreur Fondamentale d’Attribution…

HISTOIRE (TOB) :

Un relevé factuel des événements passés, relatant plus spécialement les aventures des appareils du groupe. S'oppose à la tradition.

HISTORICITÉ :

Terme utilisé par Alain Touraine dans sa Sociologie de l'action. Désigne, au sein d'une société donnée, les conditions de production, la séparation des pouvoirs, la dynamique des rapports sociaux (Ferréol, 2004). C’est l’homme situé dans l’espace et le temps, inscrit dans une réalité donnée, dans un contexte social déterminé… et non dans l’imagination (mythe, etc.).
Citation : « Qu’est-ce que l’historicité de l’Homme ? (…) c’est d’abord le fait que l’homme est Temporalité, celle-ci étant entendue non comme le Temps social mais comme dimension de l’Être en tant que Projet et possibilité de création, en tant que liberté, responsabilité, possibilité d’ouverture et de changement vrai. » (Analyse existentielle et psychothérapie phénoméno-structurale, Roger Mucchielli, Éditions Dessart, 1967).
Pour aller plus loin, lire : La crise des intellectuels arabes. Traditionalisme ou historicisme ? de Abdellah Laroui (Maspero, 1974). Voir aussi : Contexte, Contextualité, Universalisme, Relativisme, Contingence…

HOLISTIQUE, HOLOMORPHISME :

a- Notons que les termes Holistique, Holisme et Holomorphique ou holomorphisme sont utilisés indifféremment dans le sens du présent paragraphe. Du grec holos (le tout, la totalité, l'entier). On peut penser à l'adage oriental : « Observe un grain de sable et tu percevras l'univers. » ou à l'idée systémique que chaque partie d'un système est un reflet du tout. « Le tout est dans la partie et la partie dans le tout », c’est-à-dire qu’une organisation est faite de tous ses membres, et tous ses membres font l’organisation. De même que chaque cellule du corps humain porte en elle l’intégralité de l’ADN de son propriétaire, chaque collaborateur porte en lui le fonctionnement de son organisation.
Tous les systèmes complexes sont organisés selon le principe holistique « Pars pro toto, la partie pour le tout » (Watzlawick, 1980). Il existe entre un système et ses composantes des « reflets structurels » par lesquels le tout est contenu dans chacune des parties.
b- Selon Cardon, l'approche holistique vaut aussi pour le « temps ». « Quelques minutes d'observation des processus et des stratégies d'une personne, autrement dit de son scénario, suffisent à manifester ceux qu'elle met en œuvre à l'échelle de mois, d'années et de décennies. » (Cardon). Pour cet auteur, le principe holistique peut s'énoncer comme suit : « Toute partie d'une organisation (service, département, unité, division, équipe, etc.) qui a participé à son histoire globale porte des reflets de l'ensemble de l'organisation et de ses autres parties dans sa structure (matière), ses stratégies, ses jeux psychologiques, ses processus (temps) et ses résultats (matière). » Et il cite des exemples :
- Les interfaces au sein d'une équipe dans une entreprise renvoient à la qualité des interfaces perceptibles au sein de son comité de direction.
- Les processus et le contenu d'un entretien d'embauche ou d'achat montrent comment se déroulent les interfaces internes à l'entreprise concernée.
- Les processus et les résultats d'une réunion de comité de direction peuvent servir de diagnostic de l'efficacité et de la performance de l'entreprise que ce comité dirige.
c- En termes d'Analyse Transactionnelle, l'approche holistique en organisation est une application systémique de la théorie du « scénario » et quelquefois des « jeux » psychologiques. Elle se centre sur les comportements et les processus collectifs qui se répètent et sur l'impact qu'ils exercent sur la structure et les résultats de l'organisation. Nous pouvons y recourir pour diagnostiquer des problèmes organisationnels, en définissant clairement la structure globale et les processus des systèmes non productifs. À partir de là, nous pouvons passer à des interventions orientées vers le processus et la structure qui, en modifiant les jeux psychologiques et le scénario, améliorent les résultats.
d- Stratégie d’intervention du coach : « …le principe holistique organisationnel permet aussi au coach ou au consultant d'élaborer des stratégies d'intervention de type "viral" qui peuvent faciliter de profondes mutations au sein de l'ensemble du système. » (Cardon, 2009).
1°- Chacun est acteur et auteur : Lors de l'élaboration d'une vision, le coach d'organisation veille à ce que les finalités de chaque acte de management, individuel ou collectif, soient explicitement reliées aux finalités de l’entreprise, de sorte que la réussite de l’action conditionne la réussite de l’entreprise, la réussite de l’entreprise incluant à son tour les enjeux de chaque action ou projet. Dans cette configuration, l’équipe performante est par conséquent celle dont les membres auront suffisamment travaillé la vision commune pour transcender leurs différences, en vue d’œuvrer pour la vision commune comme finalité unique. Ainsi les acteurs, dans un consensus intégratif, vont vivre cet holomorphisme de l’entreprise dans une causalité récursive où chaque collaborateur devient porteur du sens commun.
2°- Processus Parallèle : Dans la relation de coaching individuel, le client apporte avec lui tout ou partie de la relation qu’il entretient avec son organisation. Involontairement, il va reproduire avec son coach le modèle des relations qu’il connaît dans son organisation. La relation qui s’établit entre le coach et son client « révèle quelque chose » du problème du client, par exemple sur le plan émotionnel, plus sûrement que le contenu du récit. Dans ce cadre, le « processus parallèle », c’est la conjonction de la résonance et de l’holomorphisme : une sorte de « patate chaude » relationnelle que le client essaie de redonner à son coach :
- soit sur un mode direct, où le problème est reproduit tel quel lors du coaching. Exemple : un manager vit une situation professionnelle très confuse et il en fait un récit confus, au point d’« égarer » le coach, qui essaie, en vain, de mettre de l’ordre dans ce qu’il entend. Si le coach reste accroché au contenu, il risque d’être lui-même emporté par cette confusion ;
- soit sur un mode inversé, de transmission : cas des jeux psychologiques où la position de Sauveteur du client, en entreprise, se transforme en demande d'être « sauvé » par le coach.
Source : Alain Cardon, L'approche holistique en organisation, A.A.T., 71, 1994, pp. 118-122. Et Lenhardt (2008a). Pour aller plus loin, lire : Gödel, Escher, Bach, Les brins d'une guirlande éternelle de Douglas Hofstadter (Dunod, 2008). Voir aussi : Coaching d'Organisation, Constellations, Résonnance, Processus Parallèle, Reflet Systémique, Scénarios, Zoning, Méconnaissance…

HOMÉOSTASIE :

A- Définitions : Du Grec homoios (constant) et stasis (position). Principe général d’autorégulation des organismes vivants (température, faim, soif,…). Cette notion est d’abord apparue en biologie mais elle a été étendue à la sociologie, à la politique et à la plupart des sciences sociales. En voici deux définitions :
1e définition du concept philosophique en systémique : « L’homéostasie est le fait, pour un système, d’être capable d’exercer des effets auto-correcteurs sur les éléments internes ou externes qui pourraient menacer son équilibre, et d’assurer ainsi sa stabilité. » (Marc et Picard, 2004).
2è définition du concept philosophique en systémique : « Le concept d’homéostasie fait référence à l’autorégulation et à la capacité de maintenir un état stationnaire. Les organismes biologiques cherchent à conserver une forme régulière et à se distinguer de l’environnement tout en maintenant un échange continu avec ce même environnement. Ces caractéristiques sont obtenues par des mécanismes homéostatiques qui règlent et dirigent le fonctionnement du système en se fondant sur ce qu’on appelle aujourd’hui la "rétroaction négative", selon laquelle une déviation de la norme engendre des actions destinées à la corriger. » (Morgan, 2008).
« Homéostasie » est un terme forgé par Walter B. Cannon pour signifier la capacité d’un organisme vivant de maintenir dans un état stable certaines de ses variables internes malgré les variations du milieu extérieur, grâce à des processus physiologiques de régulation. L'exemple classique est celui de la température interne du corps humain : elle varie au cours de la journée mais ses variations sont limitées à quelques dixièmes de degrés au-dessus et en dessous de 37°.
En psychologie, Richter a étendu le principe de l'homéostasie à la psychologie de l'individu : c'est une autorégulation qui permet de maintenir l'équilibre biologique et psychique.
En Gestalt, Perls insiste sur cette notion, notamment dans son ouvrage posthume : The Gestalt approche, où l’homéostasie est décrite comme la capacité à garder son équilibre de fonctionnement malgré les contraintes du monde extérieur.
B- Homéostasie et Entropie : L'homéostasie étant la recherche de l’équilibre, il en existe deux types. Le premier est appelé « homéostasie inerte » et consiste à chercher l’équilibre par le statu quo. En agissant ainsi, on croit pouvoir éviter les remises en question et les émotions soudaines. Le deuxième type, quant à lui, est dit « homéostasie dynamique », car il implique une ouverture aux autres et l’épanouissement de la conscience.
La tendance à chercher l’homéostasie par le statu quo est portée par une force qui est en chacun de nous : l’entropie. Cette dernière est décrite comme la loi de la thermodynamique déterminant que l’évolution naturelle conduit immanquablement à une perte d’organisation. En physique, l’entropie est synonyme de désordre. Du point de vue de la psychologie et de la psychiatrie, l’entropie implique notre tendance au statu quo et constitue l’état normal de la conscience.
Cet état n’est ni utile, ni agréable, et il a tendance à entretenir le chaos dans notre esprit. À cause de l’entropie, l’esprit se fixe naturellement sur les problèmes et les tracas du quotidien. Il faut donc apprendre à maîtriser notre attention afin de créer un ordre dans notre esprit. C’est la raison pour laquelle la télévision est si populaire : si elle apporte peu d’agrément, elle a néanmoins le grand avantage d’empêcher l’esprit de vagabonder. Même chose pour les jeux de société ou la lecture qui demandent une concentration particulière, une attention.
De façon consciente, pourtant, nous croyons que le statu quo est le meilleur outil pour garder cet ordre, cet équilibre. L’entropie est bien ancrée à l'intérieur de nous et détermine la résistance naturelle de l’être humain au changement.
Heureusement, il existe une force très grande qui va à contre-courant de l’entropie et qui permet à chacun d’entre nous d’évoluer, de changer et de s’épanouir. Il s’agit de notre force spirituelle. Celle-ci nous permet de contrer le mouvement naturel de l’entropie en ouvrant notre conscience à une recherche d’homéostasie dynamique. C’est elle qui nous pousse à nous dépasser et à aller de l’avant même lorsque nous avons tendance à nous confiner dans l’inaction. Ces deux forces sont en chacun de nous mais nos croyances et notre perception du monde et de nous-mêmes nous orientent souvent vers l’entropie.
Citation : « Il est indispensable de surprendre. La pensée convenue, les certitudes, les attentes et les peurs contribuent à l'homéostasie et donc à la résistance au changement. »(Moral et Giffard, 2010)
Sources : Marc et Picard (2004) et Morgan (2008). Pour aller plus loin, lire :Moral etGiffard(2010). Voir aussi : Régulation, Entropie, Changement, Système, Systémique, Ajustement Créatif…

HOMME RELATIONNEL :

Jean-Jacques Wittezaele (2003), directeur de l’Institut Gregory Bateson de Liège, spécialiste de l'école de Palo Alto, montre que la façon habituelle dont on pose un problème devient le problème et donc en empêche la résolution, cela dans le but de nous initier à changer notre regard sur le couple « homme/problème ». Wittezaele dessine les contours de ce que peut être une société où la dimension relationnelle l’emporte sur la dimension intra-individuelle d’où la grande difficulté est de revenir en arrière, une fois qu’on y est entré.
Wittezaele replace ses réflexions (L’homme relationnel) dans le cadre des travaux de Gregory Bateson et de l’approche de Palo Alto, dans une perspective philosophique en établissant des liens avec des pensées non occidentales. Il traite également de la coexistence de nos deux types de conscience, réflexive et processive,proposant ainsi une approche qui est une vision non dualiste de l'homme, qui ne sépare pas l'esprit de la matière ni l'homme de son milieu.
Voir aussi : Holistique, Champs Relationnels, Champ Émotionnel…

HOMO ŒCONOMICUS :

L'homo œconomicus est une notion abstraite par laquelle la science économique aborde la question du comportement de l'homme. Elle est principalement fondée sur l'idée de rationalité et de l'utilisation optimale des ressources rares pour atteindre une fonction objective qualifiée de fonction d'utilité. Mais cette notion d'utilité n'est jamais qu'une manière de résumer un ensemble de préférences dont l'économiste ne cherche, a priori, à pénétrer ni le sens, ni les références.
La science économique moderne s'est constituée en séparant le comportement de l'homme dans la vie économique de l'approche morale, et en considérant que les motivations de l'homme dans ses décisions économiques sont essentiellement de nature hédoniste et utilitariste. Les rapports marchands ne sont généralement pas réglés par l'amour du prochain ; on se souvient d'Adam Smith nous conseillant de ne pas trop miser sur la sympathie qui nous lie au boulanger ou au boucher pour nous nourrir, mais de miser plutôt sur leur intérêt bien compris. Cette approche a été systématisée par les économistes néo-classiques qui ont exclu de leur analyse tout ce qui relève du comportement social collectif, du don, du sens de la justice, etc. L'homo œconomicus serait un être « rationnel » : l'homme participe à la vie économique en vue de maximiser son bien-être et gère les ressources dont il dispose dans le seul but de maximiser son utilité globale. C'est par l'intermédiaire de celle-ci que sont prises en compte les influences éventuelles des normes, des conventions sociales ou des traditions.
Du côté de la psychologie, des travaux comme ceux de Kahneman et Tversky ont démontré l'existence de biais cognitifs expliquant notamment que l'individu ne prenne pas toujours des décisions conformes à son intérêt. Mais l'origine de ces biais reste mystérieuse.
Source : Dossier réalisé par Matthieu Mucherie, site Melchior. Pour aller plus loin, lire : Gary Becker et les choix rationnels - “Gary Becker - L’individu calculateur”, Sciences Humaines, Grand Dossier n° 30, 2013. Voir aussi : Économie Comportementale, Rationalité Limitée, Neuroéconomie…

HOMOGAMIE SOCIALE (PS) :

C’est le fait que dans le choix des conjoints, les relations s’établissent de manière privilégiée entre les partenaires sur la base de leur similitude sociale, culturelle et religieuse.
Note : En ce qui concerne le Maroc, lire l’essai de Mostafa Aboumalek, Qui épouse qui ? Le mariage en milieu urbain, Afrique/Orient, 1994

HONTE :

. a- Sentiment pénible de son infériorité, de son indignité ou de son abaissement dans l'opinion de l'autre (sentiment de déshonneur). Sentiment de gêne éprouvé par scrupule de conscience, timidité, modestie, crainte du ridicule (Le Petit Robert). Émotion, socialement déterminée, déplaisante et éprouvante, induite, par exemple, par le non-respect de ses valeurs morales. À distinguer de la « culpabilité » (et de la responsabilité), à laquelle elle est quelques fois associée. Soulignons que si les deux font partie des sentiments de la mésestime de soi, la honte protège l'identité publique, et la culpabilité protège l'identité privée. La honte, liée à une « déficience de l’être », se concentre sur le soi (« je suis mauvais ») et la culpabilité sur le comportement (« j’ai fait quelque chose de mal »), un comportement de transgression répréhensible, voire sanctionnable.
La honte conduit le sujet à s'effacer et à se replier sur lui-même, jusqu'à le pousser hors du réel dans les cas où il ne peut réparer la faute ou lorsque sa conscience échoue à recadrer l'interprétation des évènements. C’est un des lourds obstacles à un leadership en entreprise.
b- Pour Cyrulnik, la honte se ressent dans l’altérité et en donnant à l’autre le pouvoir de juger. C’est parce que la honte est liée à l’altérité qu’il arrive souvent que les personnes qui vivent des situations difficiles finissent par être agressives envers cet autre qui fait naître ce sentiment.
Comme l’explique Cyrulnik, « ce poison de l’âme est difficile à partager parce que "avouer" la cause de la honte, c’est se livrer à l’autre, se remettre en son pouvoir de nous juger (...). La révélation du secret met en danger celui qui parle (…) Si vous voulez comprendre pourquoi je n’ai rien dit, il vous suffit de chercher ce qui m’a forcé à me taire. Je vais donc me taire pour me protéger. Le honteux aspire à parler, mais ne peut rien vous dire tant il craint votre regard. Alors il raconte l’histoire d’un autre qui, comme lui, a connu un fracas incroyable. À la honte qui me fait me taire s’ajoute, si je parle, la culpabilité de vous entraîner dans mon malheur. (…) Mais ce poison de l’existence ne crée pas un destin inexorable. » (Cyrulnik, 2010). D’où la réaction primaire qui consiste à se réfugier dans le déni et à se terrer dans le silence. On se tait pour ne pas souffrir ou faire souffrir. Mais le silence parle. Alors il y a dilemme, puisque parler ou se taire conduisent au même résultat : au malaise provoqué par la honte et la culpabilité.
c- Pourtant, la honte est un puissant moteur de succès, car arriver au stade d’avoir honte implique que des risques ont été pris. En effet, ne dit-on pas : « Qui ne risque rien n’a rien » ? C’est en prenant des risques qu’on avance.
Et c’est dans cette positivité que le coach accueille son client pour l’aider à sortir de (ou « faire avec ») la honte en lui permettant de se façonner une autre représentation, un autre positionnement, via le recadrage, la reformulation, la confrontation, la métaphore, la métacommunication, l’humour…
Source : Mourir de dire la honte, de Boris Cyrulnik (Éditions Odile Jacob, 2010). Voir aussi : Culpabilité, Conformisme, Biais du Groupe, Refoulement, Déni, Résilience, Mensonge…

HOT SEAT (G) :

Littéralement le Chaise Chaude ou siège chaud ou brûlant, ou la sellette. Technique affectionnée par Perls, notamment à partir de 1964, et consistant à demander au client de venir de lui-même s’installer sur un fauteuil (hot seat) auprès du thérapeute, la plupart du temps face à un siège vide (empty chair), sur lequel il était invité à imaginer tel ou tel personnage (par exemple son père) à qui s’adresser.
Utilité : la technique de la chaise chaude (Hot Seat) peut servir à la régulation, à l’échange de signes de reconnaissance, à des interactions individuelles ou entre groupes.
Voir aussi : Monodrame, Psychodrame, Gestalt Thérapie…

HUDSON :

Philosophe et spécialiste en changement continu, Frederic Hudson, docteur de l’université de Columbia, fondateur du célèbre Fielding Institute en 1973, est un expert en formation d’adultes. Couronné « Executive Coach of the Year » par AT&T en 1993 et « Life-Work Balance Coach » par Harley-Davidson en 1995, il a été coach pour de grands groupes internationaux.
Citation : « Votre vie est un voyage à travers le temps, il n'y a ni point d'arrivée, ni fin durable. Profitez-en ! Vous êtes constamment en mouvement. »(Frederic Hudson et Michael Brown)
C’est le psychologue Michael Brown qui a commencé à s’intéresser à l'adaptabilité au changement selon le cycle de vie des personnes, en partant des réflexions du philosophe Frédéric Hudson dont les préoccupations portaient à la fois sur les âges de la vie et sur les cycles de changement qui y trouvaient leurs racines. Hudson nous fait réfléchir sur deux sujets : le changement autour de nous et notre propre « cycle de vie » (les cycles de vie, de changement et d’évolution en 4 phases et 6 pôles).
Hudson souligne que le métier de coach, apparu dans un contexte de changement, est l’un des rares à se nourrir de ce paradigme et à organiser sa pratique en conséquence. Il estime que les gens peuvent avoir besoin d’aide, d’un certain coaching, quand ils vivent une transition dans un cycle de vie, quand leurs valeurs changent, que les inquiétudes et les intérêts ne sont plus les mêmes, etc. Un peu comme on le voit dans les sports où le rôle de l’entraîneur, le coach, doit se limiter à soutenir, encadrer, guider l’équipe dont il a la charge. Il nous offre de nombreuses pistes pour exercer la fonction de coach, mais aussi pour tirer, comme client, le maximum d’une expérience de coaching.
Au milieu de cette quantité d’informations, il en est une qu’il faut méditer : ceux qui seront capables de résister le mieux dans ce contexte de changement permanent sont ceux qui pourront s’appuyer sur des valeurs essentielles, solides et sur un « sens de la vie » sain. Pour Hudson, se fixer un but, travailler sur sa vision de l’avenir sont sans doute les seules démarches sensées dans ces périodes turbulentes. Le coaching peut aider à garder le cap.
Citation : « Si tu as un passé dont tu n'es pas satisfait, oublie-le maintenant. Imagine une nouvelle histoire pour ta vie et crois en elle. Concentre-toi seulement sur les moments où tu as réussi ce que tu désirais - et cette force t'aidera à obtenir ce que tu veux. »(Paulo Coelho)
Pour aller plus loin, lire :The Handbook of Coaching:A Comprehensive Resource Guide for Managers, Executives, Consultants, and Human Resource Professionals, de Frederic M. Hudson (Jossey-Bass, 1999). Voir aussi : Changement, Roue de Hudson, Sens, Cycle de Vie, Visioning…

HUMOUR :

Est emprunté à l’anglais humour, lui-même de l’ancien françaishumeur. L’anglais a repris au français le sens de « disposition à la gaieté ». Le sens du mot a évolué pour désigner la faculté de présenter la réalité de manière à en montrer les aspects plaisants, insolites ou parfois absurdes, avec une attitude empreinte de détachement.
Citation : « La seule chose absolue dans un monde comme le nôtre, c'est l'humour. Je suis satisfait de ma vie ces dernières années. J'ai gardé ma bonne humeur et je ne prends ni moi-même ni les autres au sérieux. » (Albert Einstein)
Le champ de l’humour nous invite à dédramatiser, en saupoudrant de légèreté et de distance des situations qui, autrement, seraient insupportables. Notre rire est une façon de dire. On parle même d’effet empathique de l’humour.
Citation : « Dans le monde entier, quand un peuple arrive au fond, il remonte. Nous, quand on arrive au fond, on creuse. » (Fellag, humoriste algérien)
Pour aller plus loin, lire : Platón y un ornitorrinco entran en un bar… La filosofía explicada con humorde Thomas Cathcart, Daniel Klein (Planeta, Barcelona, 2008). Voir Rire du Pendu, Bienveillance, Confrontation, Conversation, Assertivité, Empathie, Sympathie, Matching…

HYPNOSE ERICKSONIENNE (PA) :

L'hypnose est une technique qui permet d'accéder à un état élargi de conscience. Elle a été mise au grand jour grâce surtout aux avancées du psychiatre américain Milton Erickson (1902-1980) au cours des années 50. Psychiatre et thérapeute de génie, il a été l’un des rénovateurs de l’hypnose en fondant la société américaine d’hypnose clinique. Il n’a pas laissé de théorie structurée, mais un ensemble de préceptes fondamentaux. Considéré comme le fondateur du courant des thérapies brèves, il a notamment influencé les membres de l'école de Palo Alto et les créateurs de la PNL.
Cette technique thérapeutique est, selon son initiateur, un « sommeil qui éveille ». L'hypnose Ericksonienne est une relaxation profonde qui permet l'accès à nos potentiels refoulés et le développement de nos ressources intérieures. Les enfants sont particulièrement réceptifs à cette méthode.
À la différence de l'hypnose traditionnelle, qui repose sur l'injonction, l'hypnose Eriksonienne "induit" un état de rêverie (un état modifié de conscience) qui permet d'accéder à l'inconscient. D'après Erickson, celui-ci est un réservoir d'expérience et de sagesse qui peut constituer un terreau fertile en solutions potentielles pour nos problèmes. Le langage hypnotique agit en profondeur, comme un stimulus, et court-circuite le mental.
L'hypnose Eriksonienne en psychothérapie permet d'aider des personnes à accéder à des parties inconscientes de leur cerveau et ainsi de modifier certains de leurs comportements. Elle permet :
- une plus grande suggestibilité dans le but de provoquer des changements psychiques, physiques et comportementaux ;
- le développement de ses potentiels individuels ;
- le dépassement de ses propres limites ordinaires ;
- le dépassement de ses conditionnements éducatifs et sociaux ;
- la découverte et le recours, dans notre inconscient, à des solutions efficaces (restées latentes) pour résoudre nos difficultés ;
- le retour à la conscience de ce qui est enfoui dans notre inconscient.
Les techniques de l'hypnose : l’autosuggestion, la détente neuromusculaire, la pensée créatrice, la visualisation d’un objectif précis.
Méthode : Le patient participe à sa mise en condition hypnotique par un travail de relaxation. Ensuite, le thérapeute utilise des métaphores ou des récits pour que l'inconscient de son patient choisisse lui-même la solution à son problème.
Source : Wikipédia et Revue Psychologies (http://www.psychologies.com/). Pour aller plus loin, lire : L'hypnose thérapeutique : quatre conférences, de Erickson, M. (Éditions ESF, 2009). Voir aussi : Milton Modèle, Thérapie Brève, Palo Alto…

HYPOTHÈSES :

Au pluriel, car lors des séances de coaching, au minimum deux hypothèses doivent émerger. Les hypothèses peuvent être formulées aux différents stades du coaching : lors de l’analyse de la demande ou lors du déroulement de la séance…
Par exemple, lors du diagnostic, le coach analyse la demande du coaché, et « prend en compte plusieurs hypothèses dont une est préférée dans un premier temps. Les autres hypothèses restent actives tant qu’elles ne peuvent être éliminées. Certaines peuvent se révéler valides dans un second temps. »(Lamy et Moral, 2011).
Citation : « Sans la théorie, les faits sont silencieux. »(Friedrich Hayek)
Pour bâtir des hypothèses, le coach s’appuie sur le principe du reflet systémique. Par exemple, nous pouvons formuler une hypothèse en transposant ce que nous vivons et ressentons dans le système du client :
1°- « Quand nous fonctionnons comme cela, je ressens X (de la tristesse, de la colère...) et je me demande si, par hasard, votre collaborateur ressent cela aussi… Et peut-être aussi vous-même ? »
2°- « Lorsque nous fonctionnons comme cela, j'observe que (...) et je ressens (...) ; je me dis que ce qui se joue, entre nous, ici et maintenant, ressemble peut-être à ce que vous cherchez à résoudre avec X ? Que feriez-vous à ma place ? »
Dans la phase de la recherche d’alternatives, la vision plus globale des hypothèses permet de recadrer le regard que le coach porte sur le monde et, partant, de favoriser le changement.
Voir aussi : Demande,Reflet Systémique…

HYSTÉRÉSIS :

Ou hystérèse. Retard de l’effet sur la cause, observé dans le comportement de certains matériaux lorsqu’on leur fait subir une action magnétique ou élastique qui augmente puis diminue. L'hystérésis est la propriété d'un système qui tend à demeurer dans un certain état quand la cause extérieure qui a produit le changement d'état a cessé. Dérivé de sa définition physique, le concept d'hystérésis existe également en sociologie et en anthropologie.
Camille Lacoste-Dujardin, anthropologue, définit (in Le conte kabyle) ce phénomène sans citer le terme, comme suit : « Lorsque les infrastructures se transforment, quand elles sont bouleversées, par exemple, par leur inclusion dans d’autres infrastructures plus puissantes, les superstructures n’évoluent qu’avec un certain retard. »
Ainsi, dans la théorie développée en sociologie par Pierre Bourdieu, l’hystérésis de l’habitus désigne le phénomène par lequel les dispositions acquises par la socialisation d'un individu dans un espace social défini perdurent dans le temps.
Autrement dit, même si l'individu en question se retrouve dans un espace social différent (changement de statut, de position sociale, ou évolution de cet espace social), il tendra à conserver au moins en partie, ou au moins pendant un certain temps, les dispositions initiales.
Ce concept cherche à désigner le phénomène par lequel un agent, qui a été socialisé dans un certain monde social, en conserve, dans une large mesure, les dispositions, même si elles sont devenues inadaptées à la suite, par exemple, d'une évolution historique brutale, comme une révolution, qui a fait disparaître ce monde.
Cette hystérésis de l’habitus peut d'ailleurs conduire l'individu (ou, mieux dit, ses dispositions) à une situation d'inadaptation temporaire ou définitive aux conditions nouvelles en vigueur dans l'espace social.
De nombreux exemples existent dans les domaines littéraires (le Don Quichotte de Cervantès, exemple inspiré de Marx et cité par Bourdieu, 1980), ou de la vie quotidienne (les personnes âgées face à l'usage des nouvelles technologies, l'évolution des relations filles-garçons, les cas d'ascension ou de régression sociale, etc.).
Remarque : Ce phénomène de décalage est également observé au Maroc, suite à la modernisation des structures économiques, à l’exode rural, à l’émigration… Des comportements, essentiellement culturels, dits « schizophrènes » (écouter la chanson du groupe Hobi Hobi Spirit : « Bled Schizo »), sont observés dans différentes couches sociales. C’est le concept de « société composite » (Paul Pascon), constaté également au sein des entreprises marocaines. Le coach doit tenir compte de cette toile de fond culturelle dans son diagnostic et dans sa stratégie d’intervention.
Voir aussi : Société Composite, Dissonance Cognitive, Culturalisme,Croyances,Orientations Culturelles, Ethnorelativisme, Résistance, Historicité, Diagnostic…