7 conseils pour négocier son salaire lors de l'entretien
Pendant les entretiens, c'est toujours le moment qui donne des sueurs froides aux candidats. Parler de ses prestations salariales. Petits trucs de pro pour savoir dire avec finesse combien vous valez. Un atout qui retiendra l'attention des recruteurs.

Préparer ses arguments
Parler du salaire que l'on envisage ne s'improvise pas. « Il faut se renseigner sur les prix du marché, sur la fourchette de salaire proposée par l'entreprise pour le type de poste auquel vous postulez et pour votre niveau de formation », prévient Philippe Guittet, consultant chez PG Conseil. Un coup de fil à un collègue de l'entreprise en question, un coup d'œil sur les barèmes qui sortent ici ou là dans la presse... Cette préparation est essentielle pour marquer des points auprès des recruteurs : « c'est la preuve que vous maîtrisez le marché, que vous avez pris le temps de vous renseigner sur l'entreprise et que vous connaissez votre valeur. »

Faire le premier pas ou pas ?
« Mieux vaut laisser l'employeur aborder lui-même cette question, estime Philippe Guittet. De toute façon, viendra forcément le moment où il le fera puisque c'est aussi pour lui un moyen de tester le candidat. » Ceci dit, il peut arriver que l'employeur attende un second entretien pour entamer la négociation.
« Il est nécessaire de poser d'emblée la question du processus pour savoir à quel moment ce thème sera évoqué. Quoi qu'il arrive, il ne faut pas terminer un entretien sans avoir parlé rémunération. »

Gonfler son ancien salaire ?
C'est le conseil bidon qui revient souvent. Une aberration pur Philippe Guittet : « Aujourd'hui, les recruteurs ont accès à toutes vos informations. Le téléphone, le réseau, internet... c'est très facile de se renseigner sur vous et de voir si vous les avez bernés. » Et les risques sont plus conséquents que l'on ne pense : « Là encore, les informations circulent. Un mensonge auprès d'un recruteur peut vous griller auprès d'autres recruteurs. » Pour demander un revenu plus important, mieux vaut expliquer que votre ancienne rémunération avait été fixée sur des critères plus anciens ou que vos responsabilités n'étaient pas les mêmes.

Demander moins pour être sûr d'avoir le poste ?
« Non plus ! Le recruteur va se demander tout de suite pourquoi vous vous dévalorisez et va penser qu'il y a un problème dans votre parcours. » Pire encore... Il peut accepter et vous ferez ainsi chuter les prix du marché. Vous avez des qualités, vous avez des compétences. Vous devez être payés à leur hauteur.

Comment argumenter au mieux ?
« Là encore, il faut avoir bien étudié son marché et l'entreprise dans laquelle on postule, poursuit Philippe Guittet. L'enjeu est de montrer la plus-value que vous allez apporter. » Une langue étrangère, un carnet d'adresses, une expertise dans un domaine... sont autant d'arguments à amener sciemment au moment de la négociation. « En revanche, ne faites jamais sentir que vous avez besoin d'argent. Le recruteur n'est pas là pour payer les traites de la maison ou l'école des enfants... Et vous passerez pour quelqu'un dans l'urgence qui peut tout accepter à n'importe quel prix. »

Etre ferme sur son prix ?
« Si vous êtes très demandé sur le marché, vous pouvez vous permettre d'être intransigeant. » Sinon, pensez stratégique. « Si vous postulez dans une PME, il est possible que l'entreprise ne puisse pas monter la barre. En revanche, si elle vous propose une mutuelle ou une voiture de fonction, ça peut être tout aussi intéressant que 100 euros supplémentaires imposables. » Une réflexion sur le long terme peut aussi vous influencer : « Mieux vaut accepter un poste moins bien payé si celui-ci peut vous permettre d'engranger une expérience ou une expertise qui vous permettra ensuite de vous vendre plus cher. »

-Source : Cadremploi.fr-