Entretien d'embauche : les 7 détails qui font la différence
L’entretien d’embauche est un vrai parcours du combattant. Le seul moyen d’assurer le jour J : se préparer. Pour vous aider dans cet exercice, des recruteurs vous révèlent 7 détails décisifs pour donner une bonne impression.

1. L'heure d'arrivée
Ni trop tôt, ni trop tard. Pas la peine d’arriver une demi-heure en avance et de faire les cent pas devant la secrétaire. Mieux vaut rester dans la voiture à peaufiner l’entretien à venir. « Un candidat peut être en retard pour des raisons indépendantes de sa volonté », rassure Audrey Blanc, responsable des ressources humaines chez Sodifrance. « Mais dans ce cas-là, il faut prévenir l’entreprise rapidement. »

2. La tenue vestimentaire
Tout le monde le sait : on ne vient pas à un entretien d’embauche en sandales et chemise hawaïenne. Mais le costume-cravate n’est pas toujours de rigueur. « Cela dépend des recruteurs, de l’entreprise et du poste à pourvoir », considère Audrey Blanc.
Les avis divergent sur le sujet. Certains estiment que le tailleur et le costume sont obligatoires, mais d’autres préfèrent que le candidat reste lui-même.
C’est le cas de Patrice Coquet, du cabinet Distri’recrute : « un candidat qui postule pour être commercial, on s’attend à ce qu’il soit bien habillé. Mais dans les domaines plus créatifs, la tenue vestimentaire est moins formalisée. »

3. La rencontre
Ne sous-estimez jamais le tout premier contact que vous avez avec un recruteur. Il donne le ton et lui permet déjà de se faire une première opinion. Levez-vous à son arrivée, souriez amicalement et serrez-lui la main. « Une poignée de main franche sans être trop appuyée. Soyez courtois, remerciez-le de vous accueillir et montrez votre bonne humeur », préconise la fondatrice du cabinet de recrutement Team RH, Julie-Isabelle Binon.

4. Les trois premières minutes
Tous les responsables RH sont unanimes : les trois premières minutes sont cruciales. Elles suffisent parfois pour anéantir une candidature. Pour éviter de faire mauvaise impression, les recruteurs ont leurs recettes :

  • Soyez positif et non sur la défensive
  • Adoptez une attitude calme et décontractée sans tomber dans la désinvolture
  • Maîtrisez votre langage corporel, faites sentir que vous gérez la situation
  • Ne répondez pas seulement par oui ou non, restez ouvert sans être trop bavard

5. Une question qui fâche
Quelles sont vos qualités et vos défauts ? Voilà une étape quasi incontournable dans les entretiens d’embauche, « une question vouée à déstabiliser le candidat », de l’aveu même d’Audrey Blanc, « car c’est la réaction qui nous intéresse plus que la réponse. »
Puisque vous ne pourrez pas y couper, autant vous y préparer. La responsable des ressources humaines de Sodifrance recommande de ne surtout pas rester silencieux au moment d’énumérer vos défauts, au risque de « paraître incapable de prendre du recul et de se remettre en cause. »

6. Délicate négociation salariale
Parler salaire. Un sujet qui angoisse et augmente le stress. Audrey Blanc a son point de vue pour faciliter la discussion : « n’en parlez pas avant le recruteur. Si votre interlocuteur ne met pas le sujet sur la table, ça peut être volontaire. Dans ce cas, parlez-en uniquement quand il vous invite à poser des questions, en fin d’entretien. Renseignez-vous au préalable et donnez un salaire très légèrement gonflé. Ne donnez pas une fourchette car les recruteurs se basent souvent sur la plus petite valeur. »
Pour Julie-Isabelle Binon, « la question du salaire n’est pas taboue. C’est le nerf de la guerre dans les évolutions de carrière : les gens changent de poste pour bénéficier d’un meilleur salaire. C’est normal d’en parler et le candidat ne doit pas en avoir honte. »

7. Au moment de se dire au revoir
À la fin de l’entretien, n’hésitez pas à questionner le recruteur sur la suite du processus de recrutement. Demandez par exemple si vous devez recontacter l’entreprise ou attendre de ses nouvelles. Cela vous évitera bien des angoisses.
Enfin, n’oubliez pas de rappeler votre motivation et de remercier vos interlocuteurs pour le temps qu’ils vous ont consacré.

8. Le conseil en plus : RE-LA-TI-VI-SEZ
Le calme peut faire des miracles. À l’inverse, l’anxiété ruine parfois la candidature de très bons profils. Avant de se lancer dans l’arène, Julie-Isabelle Binon conseille de travailler sur son stress : « relativisez, vous ne jouez pas votre avenir sur un seul entretien. Prenez du recul, démystifiez l’importance du rendez-vous. Vous n’avez rien à perdre mais tout à y gagner. »
« Le candidat parfait n’existe pas, vous avez le droit à l’erreur, ajoute Audrey Blanc de Sodifrance. Chacun a ses faiblesses et nous en sommes conscients. » Pour se calmer, profitez des quelques minutes d’attente avant l’entretien.
Rien de tel que de respirer profondément en se focalisant sur cette respiration. Vous voilà prêt à affronter votre interlocuteur avec sérénité

-Source : Keljob.com-