Se présenter en entretien : les 6 erreurs classiques des candidats

« Pouvez-vous vous présenter brièvement ? » Cette question rituelle marque le début de l’entretien d’embauche, c’est dire si elle est importante. Pour vous aider à préparer une présentation efficace, Keljob dresse la liste des erreurs habituelles commises par les candidats.

1. Trop court, ou trop long
Moins de trois minutes, le recruteur reste sur sa faim. Plus de cinq minutes, il y a des chances qu’il décroche. Tout est une question d’équilibre. « Il faut être rapide, mais pas trop. En dire le maximum, mais pas trop », observe Thierry Andrieux. Pour le directeur du cabinet Humanessence, une bonne présentation est « concise et dynamique. Il faut aussi éviter d’endormir son vis-à-vis, changer de ton et exprimer un peu de passion. »

2. Réciter une leçon
Si certains candidats semblent pris au dépourvu, d’autres ont minutieusement préparé leur topo. Voire l’ont appris par cœur, à la virgule près. « Les présentations très répétées manquent souvent de spontanéité. Cela dénote un manque de confiance en soi », considère Navaz Houssenaly, le responsable de l’agence Exos Intérim.
Pour marquer des points, il faut selon lui « rester naturel. Le discours doit sortir tout seul. »

3. Répéter le contenu de son CV
Lorsqu’un recruteur reçoit un candidat, il a au moins lu son CV. Il est donc inutile de passer en revue tous ses diplômes et toutes ses expériences professionnelles. « On nous donne souvent des renseignements que l’on connaît déjà, alors que l’entretien doit apporter un plus par rapport au CV », souligne André Gouetta, directeur du recrutement du groupe SII.
« Il vaut mieux faire un tri et sélectionner dans son parcours les éléments les plus pertinents au regard du poste convoité. »

4. Parler de généralités et oublier les exemples concrets
À trop vouloir en dire, « les candidats bâclent souvent leurs expériences professionnelles », regrette Navaz Houssenaly. Plutôt qu’entendre une liste d’expérience, le recruteur préférerait que l’on détaille deux ou trois expériences clés, en étant concrets et pragmatiques. « Quel était leur environnement de travail. Quels ont été leurs réalisations, les objectifs qu’ils ont atteints, le type de management dans lequel ils ont évolué, etc. »

5. Ne parler que de soi
Si se présenter revient à parler de soi, il ne faut pas non plus sombrer dans le nombrilisme. Le candidat doit mettre en valeur son parcours et ses qualités. Mais il doit aussi se projeter dans le poste auquel il postule. « Notre intérêt est de déterminer ce qu’il peut apporter à l’entreprise », rappelle André Gouetta. Le recruteur apprécie ceux qui ont un « vrai projet professionnel, avec de la suite dans les idées ».

6. Arriver en terrain conquis ou s’excuser d’être là
Certains candidats – souvent des commerciaux et des diplômés des grandes écoles, pour ne pas les citer- en font trop. « Il faut rester humble, sans être imbu de sa personne en affirmant d’emblée qu’on est l’homme ou la femme de la situation », prévient Thierry Andrieux. À l’inverse, d’autres sont dans leurs petits souliers. « Il faut affirmer ses choix et montrer un certain aplomb », conseille le recruteur.

Comment préparer son pitch
La réponse à la question « Pouvez-vous vous présenter » donne le « la » d’un entretien d’embauche. « Elle permet d’avoir une première impression », atteste André Gouetta, responsable du recrutement chez SII. Si elle est bonne, le recruteur cherchera à confirmer son opinion. Si elle est mauvaise, il cherchera à valider son a priori.
Compte tenu de l’enjeu, savoir se présenter ne s’improvise pas. Avant chaque rendez-vous, une préparation s’impose. Qui je suis, d’où je viens et où je vais sont les trois questions auxquelles le recruteur s’attend que le candidat réponde.
Au préalable, passez votre CV au crible et renseignez-vous sur l’entreprise et sur l’emploi qu’elle propose. Ces deux étapes préliminaires serviront à tisser le canevas de la présentation. « Le candidat doit avoir une ligne directrice en faisant preuve de pertinence dans les éléments qu’il présente », souligne Thierry Andrieux, du cabinet de recrutement Humanessence.
Pour tenir les quatre minutes habituellement imparties, il faut éliminer les expériences professionnelles qui ne collent pas avec le profil du poste. À l’inverse, il faut mettre en avant celles qui démontrent l’intérêt de votre candidature, l’objectif étant de valoriser vos réalisations et de les illustrer à l’aide d’exemples concrets.
Lorsque vous parlez de votre cursus scolaire et de votre parcours professionnel, n’hésitez pas à justifier vos choix de carrières. Ce sont eux qui font que vous en êtes là aujourd’hui.
Sur la forme, essayez de contrôler votre stress. « Pensez également à maîtriser votre débit et prenez soin d’articuler », insiste enfin Navaz Houssenaly, de l’agence Exos Intérim

-Source : Keljob.com-